Focus sur Lucie et Doriane, toutes les deux arbitres au LOU Rugby

BONJOUR LUCIE ET DORIANE, POUVEZ-VOUS VOUS PRESENTER ?

Lucie : Je suis Lucie Berger,  licenciée au LOU Rugby depuis 2008 en tant que joueuse puis arbitre et entraineur. En dehors du rugby je suis ingénieur de recherche dans l’industrie.

Doriane : Je m’appelle Doriane Jenecourt, j’ai 19 ans et je suis bijoutière joaillière. Je suis arrivée au LOU Rugby il y trois ans. J’ai joué pendant six ans au rugby au sein du Rugby Club Grâce Guenrouët pendant quatre ans avec les garçons à l’école de rugby puis deux ans à l’Association Nantaise de Rugby Féminin (à Nantes).

COMMENT ÊTES VOUS ARRIVEES À L’ARBITRAGE ET EN QUOI CELA EN EST BENEFIQUE POUR VOUS ?

Lucie : Je suis arrivée à l’arbitrage à la suite d’une blessure au cervicale qui m’a éloigné des terrains. J’ai alors cherché un moyen de garder le plus possible un lien avec ce sport qui me passionnait, l’arbitre de rugby est un vrai acteur de terrain. 

Doriane : Après de nombreuses blessures au rugby à 7, j’ai été contrainte d’arrêter de jouer pour ma santé. Étant intéressée par l’arbitrage depuis que j’ai commencé le rugby (en arbitrant des tournois M14), j’ai pu me consacrer à l’arbitrage à plein temps, depuis 2017, en commençant par l’école d’arbitrage du LOU Rugby avec Lorenzo.

Depuis septembre 2019, j’ai intégré l’équipe féminine senior du LOU pour arbitrer des oppositions ainsi que pour la préparation physique. C’est très intéressant en tant qu’arbitre d’être intégrée dans une équipe, cela permet de voir le développement et les méthodes de travail développées en interne. L’arbitrage est un bon moyen de gagner confiance en soi, et de continuer d’aller sur le terrain sous un tout autre point de vue. L’arbitrage demande persévérance, observation et rigueur, et exige de se surpasser en permanence. L’arbitrage m’a permis de trouver un bon équilibre dans ma vie personnelle.

POUVEZ-VOUS NOUS RACONTER VOTRE PIRE / MEILLEURE SOUVENIR ?

Lucie : Mon pire souvenir je ne sais pas trop, je pense que certaines personnes oublient parfois  les valeurs de notre sport est se permettent de tenir des propos  au bord des terrains qui ne sont pas appropriés. Mon meilleur souvenir, il y en a plein mais pour moi le plus agréable dans l’arbitrage ça reste les discussions sur le terrain et après les matchs avec les joueurs et joueuses. 

Doriane : Mon pire souvenir est de m’être blessée à l’échauffement et de devoir suivre tout le match derrière. Ce n’est pas facile quand il y a de grands écarts de points et que l’on doit faire la navette entre l’en-but et le centre.
Mes meilleurs souvenirs sont les tournois à 7, j’ai eu la chance l’an dernier de pouvoir arbitrer quelques matchs sur un tournoi international universitaire féminin : l’Ovalyonne. Ce fut un grand plaisir de pouvoir observer d’autres arbitres plus expérimentés pour des échanges très constructifs.

QUELLES SONT VOS AMBITIONS POUR L’AVENIR ?

Lucie : Mes ambitions dans l’arbitrage sont plus derrière que devant moi. Je vois plus mon investissement futur au près des jeunes arbitres, joueurs et joueuses, pour leur formation et surtout leur compréhension de la règle et de son interprétation dans le jeu.

Doriane : Je souhaite continuer d’arbitrer pour prendre du plaisir sur le terrain et gagner en expérience, Mon ambition est évidemment d’évoluer encore pour pouvoir arbitrer plus haut niveau à plus long terme notamment en passant le niveau fédéral d’ici 2 à 3 ans. J’aimerai plus tard m’orienter plus sur le rugby à 7 et pourquoi pas un jour intégrer un circuit international.